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La beauté du ventre, toute une histoire
La beauté du ventre, toute une histoire
Le modèle dominant est aujourd'hui la femme sportive, à la fois mince et légèrement musclée. Pourtant, les rondeurs ont très longtemps véhiculé une image positive. Signe de fécondité, de notoriété, de puissance, l'opulence rassurait. Rétrospective de la vision qu'avaient nos ancêtres de notre petite bedaine…
A la préhistoire, des corps féminins épanouis symbolisaient l'abondance de
nourriture et la promesse de fécondité. A l'Antiquité, les hommes étaient
appréciés robustes. Chez les femmes, des hanches larges étaient signe de
fécondité. En Italie, les rondeurs étaient symboles de notoriété et de
puissance, les riches se distinguant des pauvres par leur capacité à se
sustenter de façon variée, riche et sans aucune restriction !
Brève parenthèse au début du Moyen Age : le corps de la femme, celui du péché, ne devait pas être attirant. Religion oblige, il était donc souvent représenté amaigri.
A la Renaissance, les femmes devaient sembler jeunes, belles et saines afin d'assurer la descendance. Aux XVII et XVIIIèmes siècles, en pleine révolution agricole et industrielle, le régime alimentaire évolue : les femmes bien nourries symbolisaient la prospérité.
Puis, pour être séduisante au XIXème siècle, les femmes devaient faire ressortir leurs attributs généreux, seins et fesses, tout en dissimulant leur « gros » ventre, signe d'amollissement, par le biais de vêtements adaptés.
Enfin, à partir de 1930, les corps se dévoilent de plus en plus, ne laissant plus place à la tricherie, possible jusqu'alors avec le corset. Dans les années 70, même les ventres se découvrent avec le bikini qui s'impose. C'est le début du contrôle de l'alimentation et de l'idéal ventre plat.
Et vous, quelle est votre vision du ventre de la femme ? Et celle du ventre de l'homme ? Sont-elles différentes ?
